Porcheville Blocus à l'usine de gaz pour protester contre le plan social

Les salariés de l'usine de Linde Gas sont en grève depuis ce vendredi matin, après l'annonce d'un plan social au niveau national, qui causerait vingt-et-un licenciements sur le site de Porcheville. L'accès au site est bloqué par les grévistes.

Publié le : 19/05/2017 à 16:15

Une soixantaine de salariés était rassemblée devant l'usine vendredi. Il promettait de poursuivre le mouvement les jours suivants. -
Une soixantaine de salariés était rassemblée devant l'usine vendredi. Il promettait de poursuivre le mouvement les jours suivants.-

140 suppressions de postes sont prévues à l’échelle nationale, dont vingt-et-une sur le site de Porcheville. Depuis vendredi matin, les salariés du site de production de Linde Gas sont en grève « illimitée », protestant contre le plan social annoncé en début de semaine par leur direction, lors du comité central d’entreprise qui se tenait à Saint-Priest (69).

L’entreprise allemande, spécialisée dans la fabrication de gaz médical, agroalimentaire et industriel, prévoit une vaste restructuration de sa quinzaine de sites français. Ce vendredi, à Porcheville, la production était à l’arrêt toute la journée et un blocus a été organisé.

La délocalisation du service administratif : quatorze postes supprimés

La préoccupation majeure des grévistes, c’est la délocalisation de leur service administratif au Portugal. Ce qui provoquerait quatorze des vingt-et-un licenciements. Les autres concernent les secteurs commerciaux, le contrôle qualité et la production. « C’est un gros groupe qui affiche une rentabilité de 27,7 %, presque autant que les produits de luxe. C’est incompréhensible, tonne Christophe Amato, secrétaire CGC du comité d’entreprise. Linde cherche à baisser la masse salariale pour augmenter ses profits. »

Vers une mise en place d’horaires de nuit ?

Autre inquiétude des 125 salariés de Porcheville, la fermeture programmée des sept unités françaises de conditionnement. Cette tâche serait alors redistribuée aux différents sites de fabrication, dont celui situé dans la zone industrielle de Limay/Porcheville. « La direction veut automatiser ses systèmes, donc ça ne créera pas d’embauche. Pire, elle supprime un poste en production, alors que ce service va voir sa charge de travail augmenter, s’inquiète le syndicaliste. Ce qui risque d’arriver aussi, c’est que le personnel passe en horaire 3×8, alors que l’organisation est en 2×8 actuellement. »

Le plan social doit être validé dans un délai de trois mois. Les licenciements s’échelonneraient ensuite de 2018 à 2020. Selon l’intersyndicale, l’usine de Porcheville affichait un taux de 90 % de grévistes. Le mouvement doit être reconduit en début de semaine prochaine. D’autres sites en France se sont également mis en grève.

L’entreprise avait déjà lancé un premier plan de restructuration, en 2015, débouchant sur 65 licenciements. Contactée, la direction nationale n’a pas donné suite à nos sollicitations.

78440 Porcheville
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