Épône L'hôtel-restaurant abandonné dévasté par un incendie

Un hôtel-restaurant désaffecté d'Épône a flambé, cette nuit. L'endroit était squatté, mais heureusement, personne n'a été blessé. Les pompiers sont restés à pied d'œuvre sur place une bonne partie de la journée pour éviter que le feu reprenne.

Publié le : 20/04/2017 à 18:32

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Dans la nuit de mercredi à jeudi, un incendie a éclaté dans un hôtel-restaurant situé route de Rangiport, au bord de la D130, à Épône. Ce bâtiment de 1 200 m2, laissé à l’abandon depuis 2014, est en partie dévasté. Les planchers des premier et deuxième étages, attaqués par les flammes, se sont effondrés par endroits.

Les secours ont été alertés par un voisin, vers 4 heures du matin. Selon les premiers éléments de l’enquête, le sinistre est parti d’une chambre, au premier étage. L’endroit, régulièrement squatté, n’était plus alimenté en électricité et en gaz. Les soldats du feu ont croisé à leur arrivée des personnes sorties in extremis du brasier. Heureusement, personne n’a été blessé. « Sur un feu de ce type, il arrive qu’on retrouve des personnes décédées dans les débris », souligne-t-on au Service départemental d’incendie et de secours (Sdis).

La quarantaine de pompiers mobilisée a mis environ deux heures à venir à bout des flammes. Ils sont restés sur place une bonne partie de la journée, à œuvrer pour empêcher toute reprise de feu. « Il peut y avoir des débris incandescents, explique un pompier. Il faut tout déblayer pour écarter tout risque. »

Le sinistre a eu un impact important sur la circulation routière, car les secours ont bloqué l’accès à la route conduisant à l’hôtel pendant plusieurs heures ce matin.

Un incendie criminel en 2014

La police scientifique enquête pour déterminer les causes de l’incendie. Pour l’heure, aucune piste n’est privilégiée.

Le relais routier avait déjà été frappé par un incendie criminel, en mars 2014. À l’époque, il se trouvait en rénovation. Un homme de 44 ans, se trouvant dans les lieux, avait été légèrement intoxiqué. Depuis, l’établissement n’a jamais rouvert.

« J’en ai gros sur la patate, confie Jean-François Grenet, le propriétaire des lieux. Je suis conscient que l’endroit était squatté. J’avais tout barricadé pour que personne ne puisse entrer. Et le voisin me prévenait dès qu’il y avait une intrusion. »

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