Saint-Quentin-en-Yvelines : guerre fratricide entre taxis

Les négociations achoppent toujours entre taxis de l'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines pour dessiner les contours d'un futur service commun.

Publié le : 17/02/2017 à 15:40

Les frictions entre taxis pourraient se multiplier à l’avenir près de la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, si rien n’est fait.
Les frictions entre taxis pourraient se multiplier à l’avenir près de la gare de Saint-Quentin-en-Yvelines, si rien n’est fait.

Frictions entre taxis dans l’agglomération. Depuis le 1er janvier 2016 et le passage de l’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines de sept à douze communes, la guerre entre taxis est déclarée.

Certains taxis de la zone historique de l’ancienne Casqy (communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines) ne voient pas d’un bon œil l’arrivée sur leur secteur de ceux de la nouvelle zone Les Clayes-sous-Bois-Plaisir-Villepreux, soit une vingtaine de chauffeurs au total.

« Points chauds » autours des gares

Le nombre de taxis sur cette zone passerait potentiellement de 80 à 100 unités, pour une population de 230 000 habitants. Ils y voient donc un préjudice à leur activité.

Alors que toutes les communes de l’agglomération ont déjà délibéré en conseil municipal pour étendre cette zone de stationnement, les tensions persistent. « Un petit noyau d’une dizaine de taxis tient tête à l’agglomération et à leurs confrères », alerte Antonio Neto, représentant du syndicat des taxis des Yvelines (ST 78), qui appelle de ses vœux à la rédaction d’une charte en la matière. Selon lui, « les premières victimes de ces querelles sont les usagers. J’attends de l’agglomération qu’elle soit très claire sur ce sujet car à un moment, la situation risque de dégénérer. »

Tous ne sont pas de cet avis.

« Cette décision risque de créer des points chauds et des points froids, sur lesquels des taxis se déplaceront en véritables électrons libres », dénonce de son côté Olivier Chazal, délégué syndical pour l’Organisation professionnelle des taxis des Yvelines (OptY). Ce dernier parle d’un « problème de consultation des professionnels». « Créer un service commun est une belle idée sur le papier, mais qui décidera de la répartition sur ce territoire ? Pour l’instant, nous n’en savons rien bien que nous ayons déjà proposé un certain nombre de solutions techniques à l’agglomération. Ceux qui sont actuellement sur le périmètre historique et qui ont déjà une autorisation de stationnement (ADS) risquent de se sentir lésés. »

Parmi les taxis voulant intégrer cette zone (Plaisir, Les Clayes, Villepreux), on s’étonne de cet arc-boutement.

« À ma connaissance, plus vous ouvrez votre zone de compétence, plus vous avez de clients. Les VTC n’ont pas l’air de leur poser de problème, mais nous, si. Ils se montent la tête. C’est surtout un problème d’ego », juge l’un d’eux.

« Une nouvelle réunion est prévue après les vacances avec les taxis afin de les écouter à nouveau. Le pouvoir de l’agglomération, qui a plus un rôle de facilitateur qu’autre chose, reste cependant limité en la matière », estime-t-on dans l’entourage de Michel Laugier (DVD), président de l’agglomération.

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